Noël en Chine
Autrefois, c'étaient des Chinois catholiques qui passaient Noël et le réveillon plutôt dans les églises et en famille. Et au fur et à mesure de l'ouverture sur l'extérieur, la fête de Noël devient un mode de vie dans de grandes villes ou régions côtières ; de plus en plus nombreux sont ceux de la jeune génération célèbrent cette fête à différentes manières. Il n'y a pas de congé au Jour de Noël.
Prenons par exemple une enquête effectuée par Sina, media officieux auprès des citadins dans trois municipalités : Beijing, Shanghai et Guangzhou (Canton).
Dans Beijing, capitale
Traditionnellement, une grande messe sous l'égide de l'évêque Fu Tieshan se tient au soir de Réveillon dans l'Eglise Nantang situé près de la porte Xuanwu au sud du Carrefour Xidan sur le grand Boulevard Chang'an.
Cette année, la neige chutée pendant 6 jours consécutifs, record depuis 128 ans, embellit le paysage de la ville, aussi la Fête de Noël. Les enfants jouent à la construction des bonshommes en neige. Et depuis 1998, dès la-mi décembre, de grands magasins dans la fameuse rue Wangfujing et à Xidan en particulier ainsi que des hôtels et restaurants sont décorés en fêtes avec de nombreux arbres de Noël en guirlandes lumineuses. Dans des boutiques de marque ou de luxe, vendeurs et vendeuses coquets en bonnet du père Noël ne cessent de battre des mains devant l'entrée pour attirer plus de clients.
Chose amusante, un nombre croissant de cols blancs et d'étudiants prennent cette journée comme « la 2è fête valentine ». En profitant de l'occasion, des amoureux peuvent se réunir en soirée soit dans des bars dont de la rue de Sanlitun occidentalisée, soit aux salons de kara-Ok soit dans des rencontres qui deviennent quelquefois une « assemblée des fumeurs » comme le disait l'écrivain Qian Zhongshu qui avait fait ses études en France.
Mais, 67,2% des étudiants choisissent de passer la « nuit de la paix » dans les salles d'études personnelles comme d'habitude de leur campus. Et ceux du milieu culturel pour la plupart préfèrent de rester avec des amis en soirée bavardes dans leurs simples chambres ou appartements pourtant de décorations extravagantes. 50% des interrogés estiment de façon repoussée qu'il s'agit là d'une « fête hypo-colonisée »; ils vivent paisiblement à la façon ordinaire ancrée dans la tradition fortement nationale...

